Du goudron sur les pieds
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20 juillet 2011, 19:34
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Tellement éparpillée que maintenant
c’est sûr
maintenant il faut décider, savoir: ranger.
Tu as pu te retourner, les chemins de traverse
et tout ce temps à l’école buissonnière n’est pas qu’une perte de temps
C’est joli, ces prairies.
Il y avait aussi des falaises et quelques caïmans cachés dans les marais
mais c’étaient des chemins de traverse.
Et la même peur: la même. A marcher dans les herbes ou à suivre le macadam.
En-dessous ça doit être autre chose mais le ventre dit pareil.
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c’est peut être une question de décantation. Le ventre encore agité réclame du temps sur le macadam pour sa sérénité …
Commentaire par _LJ 28 juillet 2011 @ 14:28Peut-être, oui…
Commentaire par meriem 30 juillet 2011 @ 09:05Peut-être aussi qu’il y a de la peur dans la personne où qu’elle soit.
Le chemin n’est peut-être jamais vain, et lieu où l’on croit perdre son temps, souvent, est celui-là même où l’on est en train de devenir…
Commentaire par Bifane 2 août 2011 @ 08:52Bien mon bonjour chez toi !
hmm en même temps je crois perdre beaucoup de mon temps au taf, sais pas si ça me fait devenir
Commentaire par _LJ 4 août 2011 @ 14:15Bifane, bien le bonjour!
A mon sens, on est TOUJOURS en train de devenir. Mais je ne m’en souviens pas à chaque instant.
_LJ, je te connais et tu fais semblant de sortir tes gros sabots (la raison, je la connais aussi mais bon;)
Commentaire par bibi 6 août 2011 @ 18:02Au boulot, tu AS un retour: de l’argent. C’est pour ça que tu te lèves (et si tu as du bol et que tu es passionné par ton taf: la passion). Si tu t’y ennuies, c’est un dommage collatéral.
Je pense que Bifane parle des moments où tu ne ferais que perdre ton temps. Dont le bénéfice (caché) serait qu’au moins, ça nous ferait-et là ce sont ses termes-devenir.
Ceci dit: bisous, mon poulet.
Non… Pour me permettre un langage vulgaire, je dirais que non : quand on est trop con (et certains le sont), je ne crois pas qu’on devienne. On stagne, on s’enlise, on végéte au mieux… On devient une larve, quelque chose dans ce goût-là…
Commentaire par bifane 7 août 2011 @ 10:39des chemins de traverse déguisé en caïmans ? cette histoire manque de becs de gaz
Commentaire par Salvadorali 2 septembre 2011 @ 04:02bifane, je ne suis pas d’accord. Ou, plus clair: peut-être que les gros cons, etc… mais c’est une donnée qui ne me sert pas.
Salvadorali, j’y penserai.
Commentaire par meriem 22 septembre 2011 @ 19:29Il y a des “données” qui ne servent pas, ou semblent inutiles. Par définition, quant à notre capacité ou notre aspiration à devenir, elles nous sont en effet inutiles, mais elles n’en gardent pas moins leur influence. Nous les constatons, nous les voyons, comme elles avancent, de quelle manière elles servent, comment elles se manifestent et, surtout, comme on les admet tacitement (lâchement ?) dans le grand marécage. Et ce spectacle n’est pas pour nous rassurer ni nous encourager, qui me semble renier ce à quoi nous nous attachons.
Commentaire par Bifane 23 septembre 2011 @ 09:37De le voir se répandre, se généraliser, s’imposer comme seule solution viable, voilà bien tout ce qui m’écoeure et me répugne.
Le monde se fait larve. Nous sommes au monde, nous fait-il larves avec lui ? Sommes-nous en mesure de résister et de continuer à réellement devenir ? Ou ne faisons-nous que jouer les pantins, divertis de fausses libertés, aveuglés de besoins inutiles, dépouillés de tout essentiel, et finalement misérables, si loin du but, voire si loin du chemin. Par où devient-on alors ? Par un système racinaire qui fuirait la lumière ? Tels des larves, donc…
Je suis moins positif aujourd’hui, excuse-moi, c’est l’humeur du jour…